Miroslav Rac : «La D1 ? Moi, j'y crois !»
Pour Miroslav Rac, retrouver l'AS PTT Nancy-Vand½uvre en D1 «ne serait pas une hérésie.»
Le fils de Sandor Rac, l'entraîneur de Metz-Handball, revient sur l'étonnant parcours de Nancy, leader de Deuxième division. L'ailier voit la première division poindre à l'horizon...
L'AS PTT Nancy-Vand½uvre qui caracole en tête du championnat de D2... Une surprise ? «Oui, car en début de saison, nos ambitions se limitaient au Top 6. D'ailleurs, en dépit de cette place de leader, nos desseins n'ont pas évolué. On essaye de ne pas se monter la tête. Notre souhait étant de conserver les commandes du championnat le plus longtemps, et plus...»
Si affinités ? «S'il y a la possibilité de monter en LNH (Ligue nationale de handball), on ne s'en privera pas !»
INTERVIEW
D'une équipe ordinaire l'année dernière (10e en 2008), Nancy est devenu une machine à gagner cette saison. Comment expliquer cette métamorphose ? «Le groupe a évolué. Il n'y a pas de sept majeur, tous les postes sont doublés. La cohésion qui nous anime, l'envie qui règne dans notre formation est exceptionnelle. Le plaisir, on le ressent déjà chaque jour à l'entraînement. Ensuite, et on ne peut pas occulter cette donnée: aucune équipe ne fait figure d'épouvantail. Les autres saisons, il y avait toujours deux ou trois écuries qui se détachaient rapidement aux avant-postes. Là, ce n'est pas le cas. De la première à la sixième place, seulement trois points nous séparent. C'est plutôt maigre, le niveau est dense pour les candidats à l'accession.»
"Accession", le mot est lancé. Vous voyez-vous en D1 la saison prochaine ? «En tout cas, moi j'y crois sincèrement ! Notre première partie de saison peut nous rendre ambitieux. Et puis, Nancy en D1 ne serait pas une hérésie. Plusieurs joueurs ont déjà évolué à ce niveau par le passé. De mon point de vue, on a les armes pour y figurer. Sans doute n'y jouerions-nous pas les premiers rôles, mais on pourrait se maintenir.»
Confiance
Le point du nul ramené de Belfort, le week-end dernier, ralentit votre marche en avant... «C'est frustrant dans la mesure où l'on menait de sept buts... Malheureusement, on s'est affolé en fin de match. Mais à bien y regarder, cette "contre-performance" va permettre de nous remobiliser en vue de la réception de Saintes.»
Personnellement, votre progression épouse celle de votre club. Discret en 2008, vous voilà aujourd'hui dans la peau d'un titulaire à tout juste vingt et un ans... «La raison principale tient à la confiance du coach (Thierry Thoni) à mon égard. J'apprends également beaucoup au contact de David Motyka, avec qui l'on se partage le poste d'ailier gauche. Son expérience, ses conseils avisés me sont profitables.»
De l'expérience, vous allez également pouvoir en retirer avec la réception de Chambéry, le 11 mars, en huitième de finale de la Coupe de France... «Plus que l'expérience, le bénéfice d'une telle affiche relève surtout du plaisir. Affronter les champions du monde comme Narcisse ou Joly s'annonce palpitant. Tout du moins si Chambéry aligne son équipe type...»
Votre père, Sandor Rac, entraîneur des Messines, dit que vous avez toutes les qualités pour devenir un joueur confirmé de l'élite. Confirmez-vous ? «(Rires) Venant de lui, ça fait extrêmement plaisir. Qui vivra verra...»